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Evolution de la prévalence des scores d’Epworth supérieurs à 14 observée au sein des centres d’examen de santé de la Gironde sur la période 2004-2011

lundi 22 octobre 2012, par Didier Cugy

Le 10 Mars 2003, à l’initiative de l’association pour la prévention du handicap dû aux troubles du sommeil et de la vigilance a été créé le réseau girondin de prise en charge des pathologies du sommeil et de la vigilance.
Ce réseau intègre de très nombreux praticiens libéraux et institutions (CPAM de la Gironde, Pavillon de la Mutualité, Hôpital Robert Piqué, …) La CPAM de la Gironde a mis en place un dépistage de la somnolence diurne dans le cadre du réseau. Ce dépistage repose sur un questionnaire (échelle d’epworth associée à des question discriminantes complémentaires). Sur la base de ce questionnaire, le médecin du CES peut proposer une orientation pour un suivi « sommeil ».

Nous reportons ici l’évolution de la distribution des scores d’epworth ainsi que l’évolution du nombre de patients auxquels on a proposé un suivi sur la période 2004-2011.

Matériel et méthodes : Les réponses aux scores d’epworth sont réparties selon trois classes : scores compris entre 0 et 7, de 8 à 14 et supérieurs à 14. Cette répartition est segmentée par année de 2004 à 2011. Une analyse de la distribution est effectuée au moyen d’un test de chi2. Le nombre de patients mis en suivi est reporté.

Résultats : 49646 scores d’epworth ont été recueillis sur la période 2004-2011. On constate une variation significative de la distribution sur la même période (fig 1). De façon très intéressante la prévalence des scores élevés supérieurs à 14 est en nette diminution. Elle évolue d’un niveau de l’ordre de 4% en 2004 à un niveau de l’ordre de 2,3% en 2011 (pente de -0.18%/an, r = -0.83, p < 0.001). La proportion de patients pour lesquels un suivi a été proposé restant globalement constante (p>0.05).

Discussion : Depuis la mise en place du dépistage de la somnolence excessive au niveau des centres d’examens de santé il est constaté une diminution constante de la prévalence des niveau de somnolence élevés supérieurs à 14. Cette évolution est à confronter à d’autres données de prévalence de façon à permettre de confirmer ou d’infirmer l’hypothèse relative à l’impact de l’organisation « réseau » et du dépistage sur la prévalence des somnolences pathologiques.

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